Jessica Venancio

Femme inspirée et inspirante aux multiples casquettes
Jessica rejoint le réseau des ambassadeurs de la Seine-et-Marne en janvier après s’être installée sur le territoire depuis un peu plus d’un an. Architecte d’intérieur, directrice artistique, décoratrice et chroniqueuse pour Teva Déco depuis plus de 5 ans et pour « Mieux Chez Soi » depuis 2 ans, Jessica Venancio est une femme inspirée et inspirante aux multiples casquettes. Elle n’a pas hésité à en ajouter une de plus, lorsque nous lui avons proposé d’être ambassadrice. Découvrez tout de suite une nouvelle histoire de synchronicité, de passion et de partage !
Portrait Jessica Venancio, ambassadrice

Racontez-nous comment et pourquoi vous avez emménagé en Seine-et-Marne ?

Mon compagnon est infirmier en réanimation, donc pendant la pandémie, j’ai vraiment vécu les choses de l’intérieur. On habitait à Charenton à l’époque, dans le 94, et comme beaucoup de gens, j’ai pété les plombs. Pourtant, j’avais le bois à côté. Mais j’ai été privée de mes clients, des déplacements, etc.  À un moment donné, ça n’allait plus du tout, j’avais besoin de respirer, de grand air. J’ai vraiment effectué une recherche approfondie pour savoir quels secteurs et quelles régions pouvaient me rendre heureuse… Avec un impératif : être proche de Paris puisque j’y vais souvent. Mais j’avais envie de déconnexion totale et le 94 ne me l’apportait plus. J’avais envie de quelque chose qui dépayse, que quand je rentre, j’ai une vraie coupure. J’avais besoin de nature, de m’éloigner. Je pense qu’on a tous eu envie de ça pendant cette période.
Et il s’avère que j’ai un ami qui habitait Samois-sur-Seine. Je suis venue manger chez lui et bien évidemment, il m’a fait visiter ce village de caractère… J’ai eu un gros coup de cœur. Je lui ai dit : « Si un jour tu t’en vas, je veux ta maison, je veux ta vie. » Ça ne m’était jamais arrivé. Je suis une vagabonde, une grande spécialiste du déménagement. J’ai toujours l’impression de n’être jamais réellement à ma place. Et là, il y avait une harmonie entre ce dont j’avais envie, Samois-sur-Seine, les alentours, la proximité de Paris… qui est hyper facile d’accès. Et puis, je suis revenue plusieurs fois. J’ai découvert Fontainebleau, que je connaissais très peu, et tout ça devenait évident…
Mon fils a 14 ans. Il est rentré en troisième et avec les réseaux sociaux, tout est compliqué pour cet âge. J’avais envie de lui proposer une jeunesse plus terre-à-terre et douce. Et puis, j’avais l’objectif d’avoir un autre bébé donc il me fallait un endroit où je prends plaisir à vivre. Où ce n’est pas compliqué quand j’ai envie de sortir avec mes enfants.

Il s’avère que le fameux ami dont je vous ai parlé m’a appelé un jour en me disant « Jessica, on s’en va. » Il s’est souvenu de ce que je lui avais dit et j’ai tout de suite dit oui. Donc, pour l’instant, je suis en location dans cette maison. Ça va faire un peu plus d’un an que je suis en Seine-et-Marne à Samois. Cette maison, ça a été un coup de cœur, mais je vous avoue que je cherche. Je regarde quand même un peu tous les jours pour trouver une maison qui m’appartient… mon prochain coup de cœur.

Nous sommes arrivés en octobre pour le deuxième confinement, et même confinés le droit de sortie qu’on avait n’avait plus rien à voir. Depuis que je suis là, je respire.  Là, j’ai envie de sortir avec les enfants, je peux aller, soit sur les bords de Seine, soit dans la forêt… Je peux faire plein de choses, c’est simple et tout est facile. Il y a beaucoup de choses gratuites aussi. Moi qui suis vraiment une grande stressée, j’ai toujours la bougeotte, la vie ici en Seine-et-Marne m’apaise. Je suis hyper contente, je suis hyper bien et je suis sereine. Je n’ai même plus besoin d’aller à Paris !

Qu’est-ce qui a été déterminant dans votre décision de vous installer en Seine-et-Marne ?

Suite à ce dîner à Samois-sur-Seine, on a commencé à regarder car j’avais vraiment une envie active de bouger. Mon conjoint ne voulait pas du tout quitter Paris. Il était en panique totale et trouvait que Fontainebleau, la Seine-et-Marne, c’était beaucoup trop loin. Mais on s’est rendu compte qu’en termes de transports, on mettait parfois plus de temps en étant dans le 94 pour rejoindre Paris alors que la Seine-et-Marne est vraiment à côté. Mais ce qui est fou, c’est que si je n’avais pas eu la chance de faire ce repas, si mon ami ne m’avait pas dit que ce n’est pas si loin de Paris… Pour moi aussi, la Seine-et-Marne, c’était le bout du monde. Je n’avais pas du tout envisagé cette accessibilité. Je pense que quand on est dans Paris ou en région proche, on a une espèce de visière. L’accessibilité a été déterminante, surtout pour mon conjoint qui travaille sur Paris.Et maintenant, il aimerait être sur Fontainebleau… Il ne jure plus que par la Seine-et-Marne. On peut tout faire ici !

Comment avez-vous été accueillie en Seine-et-Marne ?

Les gens disent bonjour dans la rue. L’accueil à Samois a été vraiment incroyable. Déjà, c’est un village où il y a tout. Mais faut pas trop le dire. Il y a des médecins, il y a des écoles, il y a vraiment tout. Et surtout, il y a des gens qui sont hyper accueillants et hyper bienveillants. Il y a des groupes WhatsApp dans tous les sens. Étant maman d’un collégien, il y a un groupe WhatsApp pour quand le bus ne passe pas et qu’on puisse se déplacer intelligemment. Il y a un groupe WhatsApp pour quand on va sur Paris pour ceux qui ne sont pas véhiculés à la sortie du TER. J’ai eu un peu plus de mal à trouver les activités. Mais il y avait des groupes WhatsApp pour ça.
La Seine-et-Marne c’est très grand donc parfois, c’est un peu difficile de savoir où on doit aller quand on vient de Paris où tout nous tombe tout cru dans la bouche. Mais quelque part, la Seine-et-Marne est aussi plus intimiste. Il y a un côté un peu plus « famille », il y a plus d’échanges. On a toujours l’impression de découvrir un lieu que personne ne connaît (alors que non – rires). Il y a vraiment une autre dimension. Et même mon fils, qui a fait la maternelle jusqu’à sa quatrième, sans changer d’environnement, il me dit « Maman, je vis ma meilleure vie. » Il est hyper content, il peut aller voir ses copains à pied. Il y a la proximité. Enfin voilà, c’est un vrai retour aux sources. On va dans la forêt, il n’y a personne. Si on se croise, on se dit bonjour. Il y a vraiment quelque chose de très agréable et on se laisse vivre.

Comment vous gérez votre activité professionnelle ?

Avec mon agence d’architecture intérieur, deux freelances travaillent avec moi. Nous alternons travail en présentiel et à distance. Nous avons la chance de pouvoir travailler sur photos et sur plans. Là, nous avons fait un appartement à Londres, un appartement en Bretagne et j’ai mes premiers clients sur Bois-le-Roi. Grâce à Instagram, lorsque j’ai dit que j’arrivais dans le coin, le bouche-à-oreille m’a permis de réaliser qu’il y avait des gens que je connaissais dans le milieu, qui habitaient aussi en Seine-et-Marne. Bref, je peux travailler depuis chez moi, ou je peux rejoindre Paris en 30 minutes depuis la gare de Bois-le-Roi.

Pensez-vous déjà à l’avenir de votre activité professionnelle et plus précisément en Seine-et-Marne ?

Oui tout à fait. Je regarde déjà des petits locaux. Je découvre l’écosystème avec des céramistes dans le coin (rien que deux à Samois-sur-Seine) ! Je suis aussi très à l’affut pour créer des événements, parce que je sais que les gens se déplacent. Ils ont envie de découvrir des choses, ils cherchent aussi le côté intimiste et puis Paris, c’est un peu du « déjà vu ».
Il y a une époque à Paris où je faisais des « Aventure déco tour ». J’organisais un parcours pour des groupes de dix personnes et je les emmenais à pied (dans le Marais). On allait découvrir des boutiques déco pendant toute une journée. On découvrait le propriétaire, on discutait. Parfois on mettait la main à la pâte s’il y avait des ateliers et l’idée était vraiment de faire découvrir ces boutiques et les artisans. Les gens sont vraiment en demande, aussi bien les particuliers passionnés de déco que les gens en quête d’une sortie peu ordinaire. Donc oui, c’est évident. Les projets vont se développer ici. Je me sens bien en Seine-et-Marne et j’ai l’impression qu’il y a plein de choses à faire. Donc, oui à nouveau ! À terme, j’aimerais vraiment essayer de mettre ma petite graine car j’aime beaucoup valoriser les créateurs et leurs savoir-faire cachés au cœur des régions de France. Je m’étais aussi dit, pourquoi pas… mettre en valeur un appartement ou une maison d’hôtes pour faire découvrir le département via ce prisme, avec un parcours différent… Enfin je vais m’arrêter là parce que les idées ne manquent pas.

Après un peu plus d’un an dans le coin, quel est votre lieu favori en Seine-et-Marne ?

Ma découverte de Samois, et surtout l’île du Berceau. C’est vraiment un lieu que j’adore en toute saison. Ce lieu m’apaise parce qu’on est bercé par la nature. Mais je vous avoue que depuis l’aménagement ici, j’ai eu une petite fille âgée maintenant de six mois donc l’exploration de ce vaste territoire a été un peu bousculée. Mais il y a aussi Barbizon que j’ai découvert il n’y a pas très longtemps et que je trouve très poétique. Sinon globalement, la nature est juste exceptionnelle en Seine-et-Marne.

Pour vous, la marque Seine-et-Marne Vivre en Grand, ça veut dire quoi ?

Osez le changement de vie, sans pour autant tout renier. Osez s’écouter pour se sentir mieux. C’est s’octroyer la possibilité d’être heureux, d’être bien et de continuer à avoir une vie active.

Est-ce que vous conseillez déjà la Seine-et-Marne autour de vous ?

Oui, je le fais tous les jours ou presque pour le frère de mon chéri, pour des amis qui sont en recherche. Je leur dis que la qualité de vie n’a rien à voir. On a la chance d’avoir une maison, donc c’est un privilège, mais déjà simplement, on respire. Il flotte quelque chose de très apaisant ici. Encore une fois, je pense que c’est dû à l’environnement, la nature. Malgré toutes mes casquettes et même mon conjoint me rejoint sur ce point, mais quand on prend le train depuis Paris, dès qu’on passe à Melun… wouah, il y a un horizon qui s’ouvre. Quand on est en week-end, on a l’impression d’être en vacances. Il y a une vraie coupure qui se fait, parfait pour l’équilibre de vie. Et donc c’est hyper simple d’avoir la tête pleine de projets et d’être inspiré. Aujourd’hui, mon travail me stresse moins, mon cadre de vie aujourd’hui me fait relativiser. Et… Ma famille est revenue en centre d’intérêt. Non pas que ça l’était plus, mais ça faisait partie des acquis. Aujourd’hui, j’arrive beaucoup plus à me dire que je travaille, mais tranquille. J’ai les enfants et la famille, ça passe avant tout.

Focus sur le parcours professionnel

J’ai été agent immobilier, puis responsable dans les cinémas UGC, et il y a 8 ans, j’ai fait une reconversion pour devenir architecte d’intérieur – j’avais 34 ans à l’époque. C’est une volonté profonde de vouloir être heureuse qui me motive tous les jours. Donc, j’avais envie de faire quelque chose qui me rende heureuse. C’est sur la décoration d’intérieur que j’ai jeté mon dévolu. Avec cette reconversion, je suis revenue à mes premiers amours qui étaient le dessin et l’aménagement d’espaces (coucou à mon bac littéraire et à ma prépa chez Penninghen).
En même temps, j’ai créé mon blog. À l’époque, c’étaient les débuts de la blogosphère, et je souhaitais vraiment partager ce que je découvrais. J’étais un peu bluffée de me dire « comment ça, on ne va pas que chez Conforama ? On ne va pas que chez Ikéa !? » Je découvrais vraiment plein de choses.
Je découvrais aussi des injustices par rapport au design qui était très élitiste. Et j’avais envie de partager mon parcours. Le blog a finalement pris plus d’envergure que mon activité, qui était difficile à lancer. J’ai été appelée par Cendrine Dominguez, qui, à l’époque, avait une boîte de production. L’objectif était de travailler avec La Redoute dans le cadre d’un projet chapeauté par M6. Ils m’avaient repéré grâce au blog et au fait que sur les réseaux sociaux, j’étais l’une des premières architectes à me mettre en avant physiquement. Il y avait beaucoup de filles qui faisaient ça dans la mode, dans le make-up ou encore la cuisine. Mais côté déco, on voyait souvent des meubles, mais aucune incarnation, aucun humain… si ce n’est ceux qui passaient à la télévision.

Ensuite, lorsque Cendrine Dominguez a décidé de restructurer Téva Déco, elle voulait une équipe jeune, dynamique autour d’elle et M6 m’a rappelé. Cendrine m’a donné ma chance. Une aventure qui a duré cinq belles années où j’ai été chroniqueuse télé sur Téva. Jongler avec les 26 projets télé par an devenait trop chronophage pour gérer mes propres clients. Mais en ayant le relationnel humain très à cœur, j’ai réussi à mieux maîtriser mon activité au bout de trois ans, et j’ai pu embaucher une petite équipe pour travailler avec moi. Mon activité d’architecte d’intérieure a donc repris avec mon agence, en même temps que Téva Déco.
Puis M6 m’a rappelé une nouvelle fois pour rejoindre l’équipe d’architectes de la nouvelle émission de Stéphane Plaza « Mieux chez soi ». Le blog et ma propre agence d’archi ont continué, et, au milieu de tout ça, je suis devenue aussi ce qu’on appelle une « créatrice de contenus ». C’est-à-dire que je travaille avec des marques, essentiellement autour de la déco, du bien-être et, de plus en plus, dans le life style.
Je suis capable de proposer des stratégies de communication et j’apporte ma touche créative à 360°, donc, aussi bien que ce soit sur les réseaux sociaux, en vidéo, en articles, en photos, en stylisme, etc. J’essaie de toucher à tout, parce que tout me plaît, et que je n’arrive pas à faire de choix.

Je fais beaucoup de choses, et j’essaie d’être la plus naturelle, transparente et authentique qui soit. J’ai besoin de partager, même avec des architectes qui sont en devenir, car le milieu est dur et très compétitif. Et puis, fort de cela, j’avais aussi envie d’avoir une émission qui me ressemble. J’avais envie d’aller plus loin dans le partage. La décoration, ce n’est pas que de l’architecture intérieure ou du home staging, ce sont aussi des créateurs.
J’ai donc créé une émission qui s’appelle « On parle déco », elle est partagée sur les réseaux sociaux aussi bien Instagram, Facebook, Pinterest, LinkedIn que YouTube. En 21 minutes, je présente trois chroniques : soit une visite « home tour », soit une rencontre avec un artisan, une adresse déco, etc.
J’ai lancé ça l’année dernière avec La Banque Postale en sponsor. Et donc cette année, pour l’instant, ce n’est pas encore reparti parce que je manque de financement (mais j’y travaille). Je tiens vraiment à cette liberté d’expression et cette transparence qu’avoir sa propre émission permet.

Où retrouver notre nouvelle ambassadrice Jessica Venancio ?

Découvrez leurs témoignages
C’est la forêt de Fontainebleau qui m’a inspiré "Chœur de Bois".
Nathanaël Minin
Jeune créatif déterminé

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